Les Belles Endormies de Yasunari Kawabata

Les Belles Endormies de Yasunari Kawabata


Les Belles Endormies de Yasunari Kawabata est un classique de la littérature japonaise. Le sujet traité est assez rare : il est question ici de la libido d’hommes entrés dans la vieillesse. Nous suivons les méditations d’Eguchi qui entre dans un lieu appelé les Belles Endormies.
Chaque soir, de jeunes prostituées sont droguées par leur maquerelle pour que des vieillards puissent passer la nuit près d’elles sans qu’elles ne le sachent…
124 pages aux éditions le Livre de Poche

Résumé de Les Belles Endormies de Yasunari Kawabata

Dans quel monde entrait le vieil Eguchi lorsqu’il franchit le seuil des Belles Endormies ? Ce roman, publié en 1961, décrit la quête des vieillards en mal de plaisirs. Dans une mystérieuse demeure, ils viennent passer une nuit aux côtés d’adolescentes endormies sous l’effet de puissants narcotiques.
Pour Eguchi, ces nuits passées dans la chambre des voluptés lui permettront de se ressouvenir des femmes de sa jeunesse, et de se plonger dans de longues méditations. Pour atteindre, qui sait ? au seuil de la mort, à la douceur de l’enfance et au pardon de ses fautes.

Extraits de Les Belles Endormies de Yasunari Kawabata

Découvrez quelques passages du classique japonais Les Belles Endormies de Yasunari Kawabata :

Il était évident que la fille ne dormait là que par amour de l’argent. Cependant, pour les vieillards qui payaient, s’étendre aux côtés d’une fille comme celle-ci était certainement une joie sans pareille au monde. Du fait que jamais elle ne se réveillait, les vieux clients s’épargnaient la honte du sentiment d’infériorité propre à la décrépitude de l’âge, et trouvaient la liberté de s’abandonner sans réserve à leur imagination et à leurs souvenirs relatifs aux femmes. Était-ce pour cela qu’ils acceptaient de payer sans regret bien plus cher que pour une femme éveillée ?

– C’est parce qu’il fait froid que je suis venu, ne pensez-vous pas ? dit le vieil Eguchi. Par une froide nuit comme celle-ci, dans la chaleur d’un jeune corps, mourir subitement, ne serait-ce pas le paradis pour un vieillard ?
– Vous dites des choses déplaisantes !
– Bah ! Le vieillard est le voisin de la mort !