Mes Lectures Amoureuses de Jean-Jacques Pauvert

Mes Lectures Amoureuses de Jean-Jacques Pauvert


Mes Lectures Amoureuses de Jean-Jacques Pauvert est une anthologie de 85 textes érotiques dont les plus anciens datent de 1655. Ces textes érotiques sont issus de la collection dirigée par Jean-Jacques Pauvert depuis 1996, Lectures Amoureuses des éditions La Musardine. Vous y trouverez des textes porno écrits par des auteurs connus et moins connus.
532 pages aux éditions La Musardine

Résumé de Mes Lectures Amoureuses de Jean-Jacques Pauvert

Une sélection des plus beaux textes érotiques choisis et présentés par le spécialiste du genre, premier éditeur de Sade, Jean-Jacques Pauvert.

La collection « Lectures amoureuses » de Jean-Jacques Pauvert, créée en 1996, est la collection de référence en matière de littérature érotique. Forte de 120 titres (dont 85 préfacés par Jean-Jacques Pauvert), elle s’est vendue à plus de 700 000 exemplaires.
Cette anthologie présente l’intégralité des 85 préfaces écrites par Jean-Jacques Pauvert pour sa collection, suivies d’un extrait de quelques pages de chaque ouvrage. Elle peut-être lue aussi bien par des connaisseurs du genre, qui y trouveront un éventail très complet de textes triés et commentés par le spécialiste de l’érotisme. Mais elle peut également constituer une première approche particulièrement fine et variée pour un public novice, qui souhaite aborder cette littérature entre les mains du meilleur guide possible

Outre les grands classiques du genre – La Philosophie dans le boudoir, Thérèse Philosophe, Gamiani, Trois filles de leur mère -, il s’agit également de faire découvrir des textes rares – ainsi Ma vie secrète, seule édition de poche de ce monument de la littérature anglaise, Qu’est-ce que Thérèse ? ou Le Supplice d’une queue. Nombreux sont les textes – parfois prétendument – anonymes, tels Mademoiselle M…, chef d’œuvre de perversité ayant circulé sous le manteau et dont seuls deux exemplaires furent retrouvés. La collection accueille aussi des auteurs contemporains, dont le fameux Esparbec, Emmanuelle Arsan, auteure de la série éponyme, ou le poétique Paul Verguin.

Extraits de Mes Lectures Amoureuses de Jean-Jacques Pauvert

Anonyme
L’ÉCOLE DES FILLES
ou la Philosophie des dames
(1655)

« Voici le chef-d’oeuvre du libertinage. Les hasards de la librairie font qu’il sort dans les «Lectures amoureuses» à peu près en même temps que dans la collection de la Pléiade, où Jacques Prévôt a eu l’excellente idée de l’insérer dans le tome I des Libertins du XVIIe siècle qui vient de sortir, avec une notice très importante. Il y présente fort bien (à quelques réserves près)…

… «un des textes les plus importants du XVIIe siècle, moins par une histoire éditoriale – à laquelle depuis F. Lachèvre les commentateurs se sont presque exclusivement attachés – que parla force de son contenu […] À première lecture, pour qui ne voudrait pas voir plus loin que le bout de son nez, L’École des filles est un recueil d’obscénités : mots orduriers, gestes interdits, immoralité grossière, tout y semble conçu pour blesser le goût du beau autant que du vertueux. Libertinage au sens ordinaire du mot, prêchant la débauche et donnant les moyens de la pratiquer. Je veux cependant montrer que l’oeuvre de Millot […] a une autre consistance»…

Il va expliquer laquelle :
«L’École des filles devient manuel d’amour, manuel de savoir-vivre, manifeste de liberté et livre de sagesse. Il est des ouvrages plus audacieux» (pas à l’époque, en tout cas), «mais je n’en connais pas de plus construit ni de plus soucieux de donner une information (donc une formation) claire et complète, d’aller jusqu’au bout du projet d’initiation». »