Carnet sexuel d’une femme de chambre d’Eric Mouzat

Carnet sexuel d'une femme de chambre d'Eric Mouzat


Léna, étudiante à la Sorbonne, est femme de chambre pour pouvoir se payer ses études. Peu farouche et bisexuelle, elle multiplie les aventures chaudes tout autour d’elle et dans les familles où elle fait le ménage…
181 pages aux éditions La Musardine

Résumé de Carnet sexuel d’une femme de chambre d’Eric Mouzat

«Jeune étudiante de 24 ans, sérieuse et très motivée, propose ses services comme aide ménagère à domicile. Tarif à négocier selon prestations.»
Léna est une jeune et jolie étudiante qui n’a pas froid aux fesses.
Quoi de plus naturel, aujourd’hui, que de faire une fellation à son professeur de thèse qui le demande gentiment ? Et de se taper un maximum de mecs au mariage de sa meilleure amie ? Et, pour couronner le tout, tomber amoureuse d’un homme marié qui n’ose pas franchir le pas…
Léna fait des ménages pour payer ses études et consigne par écrit le récit détaillé de ses aventures. Sa sensualité fait des ravages dans les familles bourgeoises pour lesquelles elle travaille : Virginie, l’épouse délaissée, se console sous ses caresses, tandis qu’un couple d’intellos l’initie aux plaisirs de la domination. Léna décoince un ado boutonneux et aide Louison à surmonter son divorce. Que ne ferait-elle pas pour rendre service avec son corps, totalement décomplexée, toujours à l’affût, absolument libre ?
Un récit vif et insolent, comme la jeunesse.

Extraits de Carnet sexuel d’une femme de chambre d’Eric Mouzat

Découvrez des extraits sexy de Carnet sexuel d’une femme de chambre d’Eric Mouzat :

Dimanche 9 octobre

J’ai un peu le trac.
Demain je commence un nouveau travail.
C’est un peu particulier, et j’ai plusieurs raisons d’être anxieuse. D’abord, je n’ai jamais travaillé de façon continue. Jusque-là j’ai toujours réussi à me débrouiller autrement. De jobs d’étudiants en petits boulots sans lendemain, je suis toujours parvenue à joindre les deux bouts, mais il vient un âge où la vie de bohème laisse un arrière-goût désagréable dans la bouche.
Il en est ainsi pour moi, en tout cas.
Ensuite mes besoins ont certainement évolué sans que je m’en rende vraiment compte, et je me demande même si mes modestes revenus à venir seront longtemps suffisants. Cela semble une éternelle fuite en avant !
Si la collocation sauvage d’une chambre d’étudiant m’a satisfaite un temps, j’ai ressenti au bout d’un an et demi le besoin d’un peu d’intimité. Mais la chambre minuscule que j’ai trouvée ensuite au bout d’une ligne de RER, aux confins de routes sans avenir et déprimantes, m’est assez vite apparue insuffisante pour entasser ma garde-robe, mes chaussures, mon maquillage, mes lotions, mes parfums, mes crèmes et mes livres, enfin, l’indispensable dans la vie. L’an dernier, un peu avant les vacances d’été, j’ai découvert mon Eldorado : une grande chambre avec un recoin toilette et un réchaud à gaz. La douche est une cabine en plastique posée dans un coin, mais c’est neuf, et surtout, c’est à deux minutes à pied de la station de métro de Maisons-Alfort, un peu plus loin que Charenton-le-Pont et Charenton-Écoles.
Ma dernière raison d’être inquiète est que je devrai aller chez des gens pour travailler. Entrer chez eux, me faire discrète s’ils sont là, déranger le moins possible, mais faire malgré tout ce pourquoi ils me payeront, le ménage de leur appartement.
Ho, ce n’est pas une vocation ! Mais j’ai calculé que quinze heures par semaine, en plus des allocations, devraient être suffisantes pour subvenir à mes besoins de base : me loger, manger, acheter de nouveaux vêtements et mes produits de maquillage. Il restera alors une seule dépense annuelle à satisfaire : les droits d’inscription à l’Université.
J’aviserai le moment venu.

Quel bonheur de poser mes lèvres sur celles de celui qui venait de franchir une frontière grâce à moi. L’enfance s’effaçait entre mes cuisses, et entre mes cuisses naissait un homme. J’ai pensé à sa mère, la seule femme qui l’avait eu en elle, la seule femme qui l’avait senti passer à travers elle. Elle lui avait donné la vie, je lui en offrais une seconde. Je balançais entre fierté et rêve, entre volupté et bouleversement.