La Bourgeoise Pervertie d’André Ibels

La Bourgeoise Pervertie d'André Ibels


Le roman érotique La Bourgeoise Pervertie d’André Ibels retrace l’histoire de la nymphomane Régina. Nous suivons ses avancées dans la libération sexuelle entre le début du XXème siècle et le milieu des années 1920, qui sont parfois freinées par les conventions de l’époque…
448 pages aux éditions La Musardine.

Résumé de La Bourgeoise Pervertie d’André Ibels

Publié en 1930 à tirage limité (999 exemplaires d’une « édition privée »), ce roman « psycho-physiologique », jamais réimprimé depuis, reste un document assez étonnant des aspirations à la libération sexuelle du temps et de leurs avancées « modernistes » parfois freinées par les conventions. Homme de lettres (poète, dramaturge, romancier) dont il reste rien, André Ibels n’a laissé pour nous toucher que cette histoire d’une nymphomane sympathique et déterminée, dont il nous rapporte la destinée avec une objectivité contrariée par le reste de préjugés d’un auteur resté par moments en deçà de ses théories audacieuses. Sade (qu’il semble bien connaître, cité avec éloges), le Mirabeau superbement subversif d’Erotika Biblion et d’autres, viennent à la rescousse d’André Ibels pour se heurter, comme malgré lui, à quelques relents machistes. Reste un attachant portrait de femme « libérée », bien représentatif de quelques-unes des plus extrêmes hardiesses – très actuelles -, de son époque.

Extrait de La Bourgeoise Pervertie d’André Ibels

Retrouvez un extrait de La Bourgeoise Pervertie d’André Ibels :

Mlle Bouillon, excellente vieille fille, se donnait volontiers des airs méchants. Personne foncièrement placide de coeur et d’âme que Mlle Bouillon. Au bout de ses lèvres charnues, elle envoyait, à tort et à travers, à ses élèves, des punitions, en insistant sur la réalité intangible de ces punitions jamais maintenues malgré sa cruelle affirmation qu’elle ne faisait jamais grâce.