L’amant de Lady Chatterley de D. H. Lawrence

L'amant de Lady Chatterley de D. H. Lawrence


L’amant de Lady Chatterley de D. H. Lawrence est un grand classique de la littérature érotique. Dans cette histoire située en Angleterre, nous découvrons Lady Chatterley, épouse frustrée qui prend pour amant Mellors, le garde-chasse… C’est un ouvrage plein de poésie.
544 pages aux éditions Gallimard

Résumé de L’amant de Lady Chatterley de D. H. Lawrence

Le roman le plus connu de D.H. Lawrence. Son succès repose sur l’idée que c’est le chef-d’œuvre de la littérature érotique, l’histoire d’une épouse frustrée, au mari impuissant, et qui trouve l’épanouissement physique dans les bras vigoureux de son garde-chasse. Mais l’importance du livre est dans la peinture d’un choc historique et social qui constitue le monde moderne. Entre la communauté rurale anglaise et le monde industriel, c’est tout le tissu d’un pays qui se déchire. La forêt du roman, où vit Mellors, le garde-chasse, représente le dernier espace de sauvagerie et de liberté ; lady Chatterley l’y retrouve et s’y retrouve, tout en voyant basculer son univers habituel. Ce roman poétique doit être lu comme un mélange de voyage initiatique, de descente aux enfers, comme une grande lamentation sur l’état de l’Angleterre, aux échos bibliques. L’intrigue amoureuse séduit à une première lecture ; mais le roman a une valeur historique et symbolique.

Extraits de L’amant de Lady Chatterley de D. H. Lawrence

Découvrez quelques extraits de L’amant de Lady Chatterley de D. H. Lawrence :

Elle avait épousé Clifford Chatterley en 1917, pendant une permission d’un mois qu’il avait passée en Angleterre. Ils avaient eu un mois de lune de miel, après quoi il était reparti pour le front des Flandres. Et six mois plus tard, il était ramené en Angleterre plus ou moins en morceaux. (…) Il avait une merveilleuse emprise sur la vie.Il ne mourut pas; ses débris semblèrent se rejoindre. Il resta deux ans entre les mains des médecins. Puis on le déclara guéri, et on le renvoya à la vie avec la moitié inférieure de son corps, à partir des hanches, paralysées pour toujours.

Et pourtant, au fond d’elle-même, Constance commençait à nourrir un sentiment d’injustice, le sentiment d’être frustrée. Le sentiment physique de l’injustice est un sentiment dangereux, une fois qu’il est éveillé. Il faut qu’il trouve une issue, sinon il dévore celui qui le nourrit.