Le Journal d’Elsa Linux d’Elsa Linux

Le Journal d'Elsa Linux d'Elsa Linux


Le premier tome de la trilogie érotique d’Elsa Linux est là ! La parodie érotique et drôle à la Bridget Jones se dévore à toute vitesse ! On y découvre la nymphomane Elsa qui est à la recherche de l’amour et qui a une vie bien remplie !
348 pages aux éditions La Musardine
Retrouvez le deuxième et le troisième volet de la saga Elsa Linux.

Résumé du Journal d’Elsa Linux d’Elsa Linux

Elle est gaulée comme une cafetière mais seule comme un panda. Elle attend le prince charmant mais ne croise que des pervers. Elle nous émeut, elle nous excite, elle nous fait rire. C’est Elsa. Elsa Linux. Elsa Linux exerce un métier branché et vit dans un deux pièces ruineux à Paris. En attendant le prince charmant, elle s’abandonne, avec une inaltérable bonne volonté, aux expériences érotiques les plus folles. Entre tous ses amants et amantes – le milliardaire sadomaso, le directeur de création sodomite, la media-planner lesbienne, l’anarchiste trop membré, le maniaque de l’électroménager et la directrice de clientèle partouzeuse -, Elsa Linux trouvera-t-elle son compagnon ou sa compagne de vie ? Ou est-elle condamnée ad vitam aectemam à bouffer des croquettes au caviar avec son basset artésien nommé Pasqua ?…

Extraits du Journal d’Elsa Linux d’Elsa Linux

Découvrez quelques extraits du journal érotique d’Elsa Linux :

9 h 56. Moral en hausse. Enfin, un projet ! Sacha à la dope et à la musique, Ludo au carnet mondain, et Laura au buffet (encore qu’elle est capable de tout avaler entre le moment où le traiteur s’arrêtera devant la péniche et celui où l’on dressera les tréteaux), je n’ai à m’occuper de rien, que des invitations.

Et de trouver l’amour de ma vie.

9 h 58. Ça toujours été ça, le pitch de ma vie : décrocher le prince charmant, mais à presque trente ans, ça devient aussi casse-gueule que du saut à l’élastique.

Me souviens avoir lu dans un magazine qu’aux U.S.A., on appelle « cougars » les femmes de quarante ans qui ont du fric et se payent des petits jeunes. Me souviens aussi qu’il n’y a pas si longtemps on m’appelait « ma biche » (ce moniteur de colonie de vacances communiste qui me faisait faire tout le boulot pendant que lui lisait Pif Gadget…).

Serai donc bientôt un cougar. En attendant, quoi ? Une éléphante ?

Sentiment de grande injustice.

Me suis rendue atrocement ridicule à l’enterrement de Nutsy…
8 h 20. Y suis allée avec Simon, dans sa Porsche « Boxer » gris métallisé, une merveille de technologie. Il s’avère que Simon connaissait Nutsy, mais pas plus que ça, je le soupçonne donc d’être venu pour moi. On était très nombreux, surtout ses amis du monde de la mode et du design avec tous un string rose fuchsia accrochée à la boutonnière comme signal de reconnaissance.
Ludivine était là avec un Noir immense et très élégant qui a l’air d’un saxophoniste et n’était pas son fiancé. (Suis très contente qu’elle ait vu que je n’étais pas seule). La mère de
Nutsy, petite femme province lookée façon CAMIF, pleurait comme une madeleine, son père (qui ressemble à un parachutiste empâté) promenait des regards furieux sur l’assistance. A mon avis, ces deux-là n’avaient aucune idée de ce que faisait leur fils de ses nuits.
On attend un peu devant le funérarium du Père-Lachaise. Un type que je connais vaguement pour l’avoir croisé dans
un ou deux cocktails (« Tu te souviens, tu as vomi sur le capot de ma voiture ? ») m’apprend que Nutsyael s’est fait renverser par un side-car avenue des Ternes, en plein soleil.
Lui qui craignait de se faire ramasser par le sida dans les backrooms du Marais, quelle ironie !