Des désirs et des hommes de Françoise Simpère

Des désirs et des hommes de Françoise Simpère


Dans le roman érotique Des désirs et des hommes, Françoise Simpère décrypte les comportements féminins à travers plusieurs nouvelles courtes et originales… Toutes les femmes pourront s’y retrouver.
160 pages aux éditions Pocket

Résumé de Des désirs et des hommes de Françoise Simpère

Avec une tendre impudeur, Françoise Simpère nous livre différents portraits d’hommes qui s’inscrivent dans ses désirs et ses fantasmes.
De la brève rencontre pleine de promesses à la terrasse d’un café jusqu’à l’amant de cœur avec qui toutes les folies du corps sont permises, Françoise Simpère raconte l’attirance physique et l’amour des hommes avec beaucoup de naturel et d’émotion. Des pages très tendres alternent avec des scènes plus crues où l’auteur ne fait pas mystère de ses pulsions les plus secrètes et de son amour pour le sexe masculin.
Saluée comme une femme libre à l’occasion de la sortie de son premier texte érotique, Le Jeune homme au téléphone (Pocket n° 10181), Françoise Simpère s’est inscrite d’emblée dans la lignée des auteurs féminins qui écrivent le plaisir, tous les plaisirs, sans agressivité ni fausse pudeur.

Extraits de Des désirs et des hommes de Françoise Simpère

Découvrez quelques passages chauds du roman érotique Des désirs et des hommes de Françoise Simpère :

Elle commence par visionner en accéléré les quinze premières minutes, puis sélectionne quelques scènes. Ensuite, elle revient en arrière pour les détailler tranquillement. Rocco Sifredi a encore le rôle principal. Elle l’aime bien. Il est joli garçon, superbement membré, et prend toujours soin de mignoter ses partenaires. Elle regarde le bel Italien lécher avec zèle la fente d’une blonde rasée à l’air niais. Cela lui fait toujours de l’effet, penser qu’on peut gagner sa vie en se faisant plaisir. La blonde agite la tête de droite à gauche et de gauche à droite, mais elle n’a pas l’air d’apprécier vraiment. On dirait parfois que les gémissements sont rajoutés après coup sur les images, qu’ils ne sont pas synchrones.
Elle repasse la même scène au ralenti. C’est fou ce que Rocco est attentif, comme sa langue caresse bien partout. Elle s’imagine à la place de l’actrice. Son sexe s’entrouvre, elle y met les doigts, le sent tout humide, onctueux. Les femmes qui prétendent que les films X ne les intéressent pas devraient faire le test. Au bout de cinq minutes, toutes seraient dans le même état. Un jour, elle a visionné des scènes vraiment nulles, en se répétant froidement à chaque image : « Que c’est laid, mon Dieu, que c’est laid et vulgaire ! » persuadée de ne ressentir aucun trouble. Par acquis de conscience elle a vérifié sa moiteur, et a dû convenir que son sexe n’obéissait pas aux mêmes injonctions raisonnables et esthétisantes que son cerveau. Au bout de vingt minutes, par contre, elle en a eu marre et a arrêté la projection. Un film pornographique devient rapidement indigeste, il faut le déguster à petites doses pour ne pas être écœurée, comme on sirote un doigt de Marie Brizard.

Passé quarante ans, le corps des hommes raconte leur histoire, leurs bonheurs et leurs blessures. Je passerais des heures à le décoder, le séquencer, Champollion du désir face à d’intimes hiéroglyphes si brûlants, si forts que je les garde en mémoire pour toujours dès que j’y pose le bout des doigts.