Ma reddition de Toni Bentley

Ma reddition Toni Bentley


Dans Ma reddition, l’ancienne danseuse étoile Toni Bentley nous emmène dans un récit autobiographique où elle clame sa gratitude à travers une longue lettre, envers A-Man, l’homme qui lui a fait découvrir les joies de la sodomie.
244 pages aux éditions La Musardine.

Résumé de Ma reddition de Toni Bentley

Dans ce récit autobiographique fort troublant, Toni Bentley, ancienne danseuse étoile, nous conte les joies du « holy fuck », la sodomie qui enseigne l’absolu abandon. Au-delà de son aspect profondément érotique, cette longue offrande, cette confession d’une incroyable liberté épouse la forme d’une somptueuse lettre d’amour et de gratitude, adressée à A-Man, l’homme par excellence qui, 298 fois en deux ans, révéla l’extase mystique à l’auteur. En la pénétrant « religieusement », A-Man lui procure une jouissance qui la vide de son moi, expérience qui la mène, au cours de rituels soigneusement orchestrés, aux confins du plaisir absolu.

Extraits de Ma reddition de Toni Bentley

Retrouvez quelques citations tirées du livre érotique Ma reddition de Toni Bentley :

La volupté, ai-je appris en me faisant sodomiser, est l’expérience de l’éternité dans l’instant présent. La sodomie est l’ultime acte sexuel de confiance. Je veux dire qu’on peut vraiment avoir mal – si l’on résiste. Mais si l’on surmonte cette peur, en la traversant, littéralement, ah la joie qui nous attend de l’autre côté des conventions. La paix qui vient après la douleur. La clé, c’est de dépasser la douleur. Une fois absorbée, celle-ci est neutralisée et permet une métamorphose. Le plaisir seul est simple indulgence passagère, une distraction subtile, une anesthésie sur le chemin de quelque chose de plus élevé, de plus profond, plus intime. L’éternité se trouve au-delà, bien au-delà du plaisir. Et de la douleur. Le pourtour de mon cul est l’horizon de l’événement sexuel, la frontière de cet au-delà auquel il n’y a pas d’échappatoire. Pas pour moi, en tout cas.

Je suis athée, par atavisme. J’ai fini par connaître Dieu par l’expérience, en me faisant foutre en cul – encore, encore, et encore. J’apprends lentement, mais je suis une hédoniste, une goulue. Je suis sérieuse. Très sérieuse. Et j’ai été encore plus surprise que vous par cet éveil étrangement brutal à une extase mystique.

L’enculade est le grand acte anti-romantique – à moins que, bien sûr, comme moi, votre idée de la romance ne commence à genoux, la tête enfouie dans un oreiller. La poésie, les fleurs et les promesses « jusqu’à ce que la mort nous sépare » n’ont guère place dans l’arrière-pays. La pénétration anale implique le tranchant de la vérité, et non les doux replis de la sentimentalité propre à l’amour romantique. Mais l’enculerie est plus intime que la copulation. Vous risquez de montrer votre merde, au propre comme au figuré.
Vous accueillez un homme dans vos entrailles – votre espace le plus profond, l’espace que vous avez appris, toute votre vie, à ignorer, à cacher, à taire – et votre conscience s’éveille. Qui a besoin de diamants, de perles et de fourrures ? Celles qui n’ont jamais été jusqu’où j’ai été. En terre promise, au royaume des cieux.

Si vous laissez un homme vous enculer – et seul l’amant vraiment délicat devrait avoir ce privilège -, vous apprendrez à avoir confiance non seulement en lui mais en vous-même, absolument sans contrôle. Et au-delà du contrôle il y a Dieu.